Attention danger ! Blog redoutable...
Plus de 1500 articles sur l'Inde et son cinéma, plus de 350 films notés et annotés, quelque 300 chansons commentées, plus de 1200 références classées, des extraits d’émissions indiennes, un jeu aux trophées vintage...
Vous allez devenir addicts. Vous êtes prévenus !

samedi 31 juillet 2010

Premiers pas : Ajay Devgan (1991)

Phool Aur Kaante  (Fleurs et épines), est le deuxième film d'Ajay Devgan, dont le père, Veeru Devgan, était spécialiste des scènes d'action. C'est peut-être pourquoi Ajay a commencé sa carrière par ce type de films.
Cependant, le voici romantique et amoureux dans cette chanson, I Love You, dont je n'ai pas besoin de traduire le titre.
Réalisateur : Sandesh Kohli
Héroïne : Madhoo (héroïne de Roja)
Héros : Ajay Devgan (modifié en Devgn depuis quelques mois...)
Compositeurs : Nadeem-Shravan
Chanteurs : Alisha Chinoi, Udit Narayan


C'était le dernier épisode des "Premiers Pas". J'ai déjà commencé à cogiter une nouvelle série. Vous la verrez bientôt !

vendredi 30 juillet 2010

Dance India Dance : L'il Masters

Encore de belles performances au long des semaines dernières de la part des petits danseurs encore en lice.
Je vous propose de voir celle du jeune Atul (12 ans) dont le coach est Jai, un lauréat d'une saison précédente réservée aux jeunes gens/filles. Le coach  et son élève dansent ensemble, sur une chorégraphie du coach..

De nombreux invités, chorégraphes connus, assistent à l'émission (Terence, Geeta, Remo et les 2 juges, Farah Khan et Pradeep.
Sont aussi présents Emraan Hashmi et Prachi Desai (Rock On!) pour la promo de leur film Once Upon a Time in Mumbai, qui sort ce jour en Inde.

Sur la musique de Kal Ho Naa Ho, le thème de la danse que vous allez voir est le suivant : 2 frères, dont la mère (Maa) est décédée se consolent l'un l'autre de cette perte.
Seule l'évocation de Maa  peut autant éveiller les émotions en Inde. Au point que Farah Khan et d'autres ont du mal à parler. Je vous laisse regarder.

http://didlilmasters.zeetv.com/atul-banmoria/videos/dance-india-dance-little-masters-july-24-episode-video-atul-and-jai-perform.html

jeudi 29 juillet 2010

La mousson en 3 livres

Aujourd'hui, je vous propose un choix de livres très différents sur la mousson.

Un roman : Le Riz et la Mousson
La vie d’une paysanne indienne est retracée à travers les dures conditions de vie en Inde du Sud : les caprices de la mousson qui détruisent ou font prospérer les récoltes de riz et qui marquent la vie quotidienne des agriculteurs indiens.
Ce court roman qui date d'une cinquantaine d'années est toujours d'actualité, les conditions de vie à la campagne s'améliorent assez lentement en Inde. 
Le Riz et la Mousson, Kamala Markandaya, J'ai Lu, 240 p.




Un récit : A la poursuite de la mousson

Un voyage pas comme les autres derrière un écrivain-voyageur qui suit sa route tout en décrivant le monde et les populations qui l'entourent.
A la fois instructif et drolatique, cette expérience qui se lit comme un roman est l'un des meilleurs récits de voyage contemporain.
A la poursuite de la mousson, Alexander Frater, Picquier Poche, 420p.




Un livre de photos : Monsoon
Le célèbre photographe de National Geographic, Steve McCurry, qui a un nom prédestiné pour l'Inde, a beaucoup voyagé de par le monde. 
Il en résulte, entre autres, cet ouvrage de photos, parfois très insolites, sur la mousson. La plupart des photos ont été prises en Inde, mais d'autres régions comme le Népal, le Bangladesh, l'Indonésie et l'Australie font partie de ce périple pluvieux. 
Monsoon, Fred McCurry, OM Book, 84 photos, 26 cm x 22 (texte anglais).

mercredi 28 juillet 2010

Expo 2010 : photo de Nargis

Un beau profil de Nargis dont la photo (14 cm x 16) a peut-être été prise lors d'un tournage de film. Lequel ?
Ce n'est pas vraiment facile à déterminer : les vendeurs eux-mêmes, qui achètent les photos par l'intermédiaire d'un réseau qui s'étend dans plusieurs Etats indiens, ne sont pas en mesure de donner des précisions.
Personnellement, je ne me mouille pas trop :  j'opte pour les années 1950 !


P.S. Je remercie deux fidèles lecteurs du blog, Antoine et Patrice, qui viennent de me faire savoir que la photo est extraite du film Aah (Raja Nawathe, 1953). Nargis y avait pour partenaires Raj Kapoor et Pran. Encore merci !

mardi 27 juillet 2010

Chansons sous la pluie : Chameli (2003)

A Bombay, un soir de mousson, une prostituée lie connaissance avec un conducteur dont la voiture est tombée en panne. On dirait même qu'elle est amoureuse...
Réalisateur : Sudhir Mishra
Héroïne : Kareena Kapoor
Héros : Rahul Bose
Compositeur : Sandesh Sandaliya
Chanteuse de la chanson : Sunidhi Chauhan

lundi 26 juillet 2010

Les Grands Moghols : Shah Jahan (5/6)

Fils préféré de Jehangir, Khurram, le futur Shah Jahan (Roi du monde, en toute simplicité), naît en 1592 à Lahore (actuel Pakistan).
Il reçoit une bonne éducation, se distingue dans les arts martiaux et, bien sûr, dans le commandement militaire ; il s'entraîne d'ailleurs en menant avec succès l'armée de son père sur de nombreuses batailles - habitude courante chez les Grands Moghols que d'envoyer les fils s'entraîner à être des conquérants.
Marié à 15 ans à la fille d'un noble persan, il la surnomme Mumtaz Mahal (Lumière du palais), tant il est séduit par sa beauté et par son caractère.
Malgré ses 13 enfants (et sans doute de nombreuses fausses couches), il oblige son épouse à le suivre jusque dans ses campagnes guerrières...

Après avoir éliminé tous les prétendants au trône, il se fait nommer empereur en 1628 à Agra, et envoie ses fils aînés "pacifier" le Deccan.
Grand constructeur, Shah Jahan fait agrandir et embellir le fort d'Agra, puis transfère sa capitale à Delhi où il fait bâtir un nouveau quartier, Shahjahanabad, avec la Jama Masjid (mosquée) et le fort Rouge (photo). A Lahore (actuel Pakistan), il fait construire le mausolée de son père, Jehangir, ainsi que le fort et les jardins de Shalimar.
L'empire grandit, l'armée aussi, les impôts étreignent les paysans et la cour fait rêver les voyageurs étrangers venus rendre visite au Grand Moghol. Son trône est l'objet de nombreuses descriptions qui font mention des pierres précieuses qui l'ornent, en particulier, le Koh-i-Noor, diamant qui fait maintenant partie des joyaux de la Couronne d'Angleterre ; périodiquement, l'Inde demande le retour du diamant vers Delhi.

Quand Shah Jahan tombe malade en 1657, ses fils se battent pour la succession.
C'est Aurangzeb qui a gain de cause en 1658. Il confine alors son père à Agra dans un de ses palais, d'où il peut voir le Taj Mahal, mausolée qu'il a fait construire pour son épouse Mumtaz Mahal, morte en accouchant de son 14e enfant. 
C'est aussi au Taj Mahal que Shah Jahan repose (il meurt en 1666), aux côtés de son épouse dévouée.

dimanche 25 juillet 2010

2 Shahrukh, sinon rien !

© Bollymages. Paris, avril 2008

Depuis plus de 2 ans, SRK a sa statue au musée Grévin. Inaugurée sur la scène du joli petit théâtre du musée, la statue a dû aller rejoindre celle de Gandhi, Einstein, Céline Dion ou Salvador Dali.
Je ne vous ferai pas l'offense de vous préciser lequel est le vrai. Et voilà une photo de plus, toujours prise au musée Grévin !

samedi 24 juillet 2010

Chanson tamoule en hindi (Roja, 1992)

Voici ma chanson préférée du film Roja de Mani Ratnam (réalisateur tamoul). 
Le film a été doublé, entre autres, en hindi ; les chansons aussi.
Voici le thème de celle que je vous propose, Rukmani : après la courte scène de mariage au début, tout le village raconte à Roja et à son mari ce qui va se passer pendant la nuit de noces.
Réalisateur : Mani Ratnam
Chef opérateur : Santosh Sivan (l'un des meilleurs techniciens du cinéma indien ; il est aussi tamoul)
Héroïne : Madhoo
Héros : Arvind Swami
Compositeur : A.R. Rahman (sa première musique de film)
Chanteurs : Shweta Shetty, Baba Sehgal (photo)
Une autre chanson du film Roja se trouve déjà dans le blog.

vendredi 23 juillet 2010

Timbres : les voix d'or masculines

India Post a émis, le 15 mai 2003, une planche dédiée aux quatre voix masculines de l'âge d'or.
Voici l'enveloppe premier jour où vous reconnaîtrez sans doute de g.à dr.: en haut, Kishore et Mukesh ; en bas, Mohd. Rafi et Hemant Kumar.
Les plus beaux timbres de voix !



jeudi 22 juillet 2010

Premiers pas : Madhuri Dixit (1984)

C'est dans Abodh que Madhuri Dixit fait ses débuts au cinéma à 17 ans. Elle joue un rôle de son âge, avec des nattes de jeune fille sage qui vient prier Shiva au temple pour trouver un bon mari...
Réalisateur : Hiren Nag
Héroïne : Madhuri Dixit
Héros : Tapas Paul
Compositeur : Ravindra Jain

mercredi 21 juillet 2010

Chansons sous la pluie : Dil Tera Deewana (1962)

Cette comédie des années 1960 réunit Shammi Kapoor et Mala Sinha dans une histoire de quiproquos où les retournements de situations se multiplient.
La musique du film connaît un grand succès, d'autant que certaines chansons, comme celle que je vous présente (la chanson-titre) sont chantées par le plus grand duo de l'époque.
Réalisateur : B.R. Panthulu
Héroïne : Mala Sinha
Héros : Shammi Kapoor
Compositeurs : Shankar-Jaikishan
Chanteurs : Lata, Mohd. Rafi

mardi 20 juillet 2010

Etoiles filantes

A l'instar de Rudolph Valentino, James Dean ou Marylin Monroe, plusieurs actrices et acteurs indiens ont connu une mort prématurée. Passage en revue chronologique.

Guru Dutt en 1954
Considéré comme l'un des plus grands réalisateurs indiens (aussi acteur et producteur), et sans doute le plus torturé, Guru Dutt se suicide définitivement à 39 ans, après plusieurs tentatives manquées.
A voir :
Pyaasa (1957)
Sahib Bibi Aur Ghulam (1962)

Geeta Bali en 1965
Actrice épouse de Shammi Kapoor, Geeta Bali n'a le temps de tourner qu'environ 70 films en 10 ans. Elle meurt à 35 ans de la variole, en 1965.
A voir :
Baazi (Guru Dutt, 1951)
Albela (Master Bhagwan, 1951)
Baaz (Guru Dutt, 1953)
Vachan (Raj Rishi, 1955)

Madhubala en 1969
Madhubala, l'une des îcônes de l'âge d'or du cinéma hindi se voit diagnostiquer un "trou" dans le cœur alors qu'elle est au sommet de sa carrière. Neuf ans plus tard, elle meurt de sa maladie cardiaque à l'âge de 35 ans.
A voir :
M. and Mrs 55 (Guru Dutt, 1955)
Howrah Bridge (Shakti Samanta, 1958)
Chalti Ka Naam Gadi (Satyen Bose, 1958)
Mughal-e-Azam 
(K. Asif, 1960)

Meena Kumari en 1972
Vie tragique pour cette tragédienne qui sombre dans l'alcool vers la fin de sa vie. C'est une cirrhose du foie qui l'emporte à l'âge de 39 ans, alors que son film Pakeezah vient de sortir après 10 ans d'embûches.
A voir :
Baiju Bawra (Vijay Bhatt, 1952)
Sahib Bibi Aur Ghulam
(Abrar Alvi, 1962)
Chandni Chowk (B.R. Chopra, 1954)
Pakeezah (Kamal Amrohi, 1972)


Nargis en 1981
Après son mariage avec Sunil Dutt en 1958, et la naissance de son fils Sanjay, puis de ses 2 filles, Nargis lève le pied.
Peu de temps après, elle apprend qu'elle est atteinte d'un cancer du pancréas qui aura raison d'elle, alors qu'elle est âgée de 52 ans.
A voir :
Mother India (Mehboob Khan, 1957)
Awaara (Raj Kapoor, 1951)
Shree 420 (Raj Kapoor, 1955)
Deedar
(Nitin Bose, 1951)

Smita Patil en 1986
L'une des égéries du cinéma parallèle meurt de complications après l'accouchement de son premier enfant. Elle n'a que 31 ans.
A voir :
Bhumika: The Role (Shyam Benegal, 1977)
Chakra (Rabindra Dharmaraj, 1981)
Arth Satya (Govind Nihalani, 1983)
Mandi
(Shyam Benegal, 1983)

lundi 19 juillet 2010

Embarquement immédiat pour l'Afrique du Sud

Au risque de vous rappeler de mauvais souvenirs, je vous emporte aujourd'hui vers l'Afrique du Sud des touristes.
La chanson Just Love Me de la comédie No Entry (Entrée interdite) a été tournée en 2005 dans l'extravagant complexe touristique de Sun City : vagues artificielles, statues d'animaux, et j'en passe. Vous reconnaîtrez les dômes bleus des tours de l'hôtel dans cette chanson.
Très à l'aise, Salman en macho de service, bien sûr torse nu quelques instants, avec des dizaines de filles en maillot de bain autour de lui.
Sûrement peu d'Indiennes parmi les figurantes, car elles rechignent à se mettre en petite tenue !
Réalisateur : Anees Bazmee
Héros : Anil Kapoor, Fardeen Khan, Salman Khan
Héroïnes : Bipasha Basu, Lara Dutta (pas dans cette chanson)
Compositeurs : Anu Malik, Salim-Suleiman
Chanteurs : Sonu Nigam

dimanche 18 juillet 2010

La Bourse et la roupie









Dalal Street à Mumbai, c'est l'équivalent de Wall Street à New York.
Rien de très folichon, donc. En revanche, ce qui est plus intéressant, c'est que la roupie indienne a depuis quelques jours un symbole international, parfaite fusion entre les alphabets latin et devanagari (ci-dessus).

Maintenant, la roupie veut jouer dans la cour des grands avec ses copains yen, dollar, euro et livre.
C'est dire si les économistes indiens sont optimistes !

samedi 17 juillet 2010

Juhi et SRK sur scène

Juhi Chawla est la partenaire préférée de SRK. Ils ont tourné près de 10 films ensemble, en particulier des comédies où leur alchimie est palpable ; ils sont aussi liés par leur maison de production commune, Dreamz Unlimited.
Les voici tous les deux sur scène (il y a 10-11 ans) pendant l'une des nombreuses remises de prix de la profession. Il s'agit d'un medley de chansons de films de SRK, mais pas toujours de Juhi, comme vous allez peut-être le remarquer avec KKHH (Kuch Kuch Hota Hai a Kajol comme héroïne).
Regardez bien : quand Juhi porte sa robe bleue, son décolleté est recouvert d'un collant couleur chair (il fait parfois des plis). Une femme ne montre pas trop certaines parties de sa peau, en Inde. Mais SRK, lui, peut montrer ses jambes !

vendredi 16 juillet 2010

Roman : Grandir

A Bombay, une famille aisée parsie vit au rythme de Brit, leur enfant atteint de la très rare maladie des os de verre (ainsi nommée car les os sont extrêmement fragiles).
Entouré par sa sœur et sa cousine, il grandit tant bien que mal et raconte ses expériences d'apprentissage de la vie, souvent drôles, parfois hilarantes, et pleines d'humour : amitiés enfantines, obsessions sexuelles ; toute une vie entrecoupée d'accidents osseux inopinés.

L'auteur de ce roman est lui-même atteint de la maladie des os de verre ; son roman est en partie autobiographique, et l'on ne peut s'empêcher, en refermant le livre, d'avoir de l'admiration devant tant de ténacité et d'humour mêlés.
Grandir est le premier roman de Firdaus Kanga, en 1990.
Chez Picquier Poche, 350 p.

jeudi 15 juillet 2010

Chansons sous la pluie : Sarfarosh (1999)

Une chanson sous la pluie dans Sarfarosh, un film sur le terrorisme ? Evidemment ! Dans n'importe quelle circonstance, les rêves et les souvenirs le permettent. C'est parfois un peu déphasé, mais si la chanson est bonne, on pardonne !
Réalisateur : John Matthew Matthan
Héros : Naseeruddin Shah, Aamir Khan (2 jours de suite, c'est le hasard !)
Héroïne : Sonali Bendre
Compositeurs : Jatin-Lalit
Chanteurs de la chanson : Alka, Kumar Sanu

mercredi 14 juillet 2010

Premiers pas : Rani Mukherji

Attention : la tournée d'A.R. Rahman en Europe vient d'être reportée à cause de dommages de gros matériel à Detroit pendant la tournée américaine.
Pour plus de détails, visitez le site de l'organisateur français.


Comme vous allez le constater, Rani Mukherji cumule 2 rubriques : elle fait ses premiers pas, et sous la pluie !
C'est une de ses premières scènes d'amour, dans Ghulam (1998), son 2e film, où Aamir Khan lui a donné de nombreux conseils, avoue-t-elle.
Réalisateur : Vikram Bhatt
Héroïne : Rani Mukherji
Héros : Aamir Khan
Compositeurs : Jatin-Lalit
Chanteurs : Alka, Kumar Sanu (photo)

Il exsite déjà une autre chanson de Ghulam dans le blog, avec Rani et Aamir.


mardi 13 juillet 2010

Ciné-club : Juhi Chawla

Après avoir remporté le titre de Miss India, Juhi Chawla fait ses véritables débuts à Bombay en 1988 en même temps qu'Aamir Khan dans Qayamat Se Qayamat Tak, qui est un grand succès au box-office, tout comme d'autres films qui suivent tels Pratibandh, Swarg et Bol Radha Bol.
Après une période moins faste en 1994-1996, elle revient au premier plan grâce à Yash Chopra et son film Darr (avec SRK dans un rôle de méchant).
Puis vient le temps des comédies, où elle excelle, face à Aamir où à SRK.
Les années 2000 la dirigent vers des films plus "sérieux" où elle montre une autre facette de son talent. Elle s'associe également au réalisateur Aziz Mirza et à SRK pour créer une société de production, Dreamz Unlimited, qui sortira Phir Bhi Dil Hai Hindustani, Ashoka et Chalte Chalte.

Yes Boss (1997). Comédie.
Une jeune top-model est harcelée par son patron amoureux d'elle, alors qu'elle est amoureuse de son assistant.
Malgré un sujet peu épais, le réalisateur nous offre une comédie légère et pleine de gaieté où Juhi Chawla décroche sa première nomination aux Filmfare.
Réalisateur : Aziz Mirza
Héroïnes : Juhi Chawla, Kashmira Shah
Héros :  SRK, Aditya Pancholi
Compositeurs : Jatin-Lalit
Chanteurs : Alka, Abhijeet, Kumar, Udit
Notre avis : 3/5

Jhankaar Beats (2003). Comédie.
Deux amis, fous de musique, veulent à tout prix gagner un concours avec leur formation. Mais leurs vies professionnelle et familiale sont des obstacles qui viennent sans cesse se mettre en travers de leur chemin.
Un film plein de vivacité et d'humour où les personnages principaux sont tous sur la même longueur d'onde.
Grand succès à classer dans les films culte de la génération MTV.
Réalisateur : Sujoy Ghosh
Héroïnes : Juhi Shawla, Rinke Khanna, Riya Sen
Héros : Rahul Bose, Sanjay Suri
Compositeurs : Vishal-Shekhar
Chanteurs : Mahalaxmi, Vishal, Kay Kay, Shaan
Notre avis : 3/5

3 Deewarein (Trois murs, 2003). Enquête intelligente.
Une documentariste vient tourner un film sur 3 détenus meurtriers qui attendent le jour de leur pendaison (en Inde, les condamnés à mort sont pendus).
Elle les fait parler de leur vie et découvre que la vérité n'est pas celle que tout le monde croit.
Intelligemment monté, ce film repose sur un scénario mûrement réfléchi. L'interprétation est brillante.
Réalisateur : Nagesh Kukunoor
Héroïne : Juhi Chawla
Héros : Naseeruddin Shah, Nagesh Kukunoor, Jackie Shroff
Compositeurs : Salim-Suleiman
Pas de chanson
Notre avis : 4,5/5

My Brother Nikhil (2005). Le sida en Inde.
Une famille de Goa voit sa vie bouleversée par la détection du VIH chez le frère de la narratrice.
Il s'agit d'un des rares films indiens à la fois sur le sida et sur l'homosexualité. La narratrice raconte sur plusieurs années la vie de son frère, champion de natation chez qui le HIV a été détecté. Prison, amis qui se détournent, parents humiliés par la situation...
Le film dénonce la non-politique du gouvernement devant le sida qui fait des ravages en Inde par manque de communication sur un sujet tabou (car parfois sexuel).
Réalisateur : Oni
Héroïnes : Juhi Chawla, Lilete Dubey
Héros : Sanjay Suri, Victor Banerjee
Compositeur : Viveck Philip
Chanteurs : Kavita, Sunidhi, Shaan, Kay Kay
Notre avis : 4/5

Et aussi : Hum Hain Rahi Pyar Ke (Mahesh Bhatt, 1993, comédie), Duplicate (Mahesh Bhatt, 1998, comédie), Salaam-e-Ishq (Nikhil Advani, 2004, 6 couples et l'amour), Boothnath (Vivek Sharma, 2008, fantôme - Big B - pour enfants)

lundi 12 juillet 2010

Les compositeurs (6a)

Pendant les années 2000 apparaissent ou grandissent une foule de compositeurs. Il serait fastidieux de les détailler tous. Je prévois 2 billets ; le premier pour les solitaires, et un autre pour les duos et les trios.
C'est parti pour les solos !

Ilayaraja (1943-)
Né au Tamil Nadu, et sans doute inconnu de nombreux lecteurs, Ilaiyaraja, qui est basé à Chennai, est le compositeur, chanteur et parolier le plus prolifique en Inde.
Sorti major du Trinity College of Music de Londres (où A.R. Rahman étudiera plus tard), il a composé, depuis les années 1970, plus de 4 500 chansons pour 900 films dans diverses langues indiennes, mais la plupart pour des films en tamoul et en telougou.
Très ancré dans la culture du Sud, il a cependant introduit des rythmes occidentaux dans ses compositions populaires. Il est en cela un précurseur de A.R. Rahman, son compatriote tamoul qui a été son élève.
Récompensé professionnellement de multiples fois , il a aussi reçu le Padma Bushan (équivalent de la Légion d'honneur).
Parmi ses œuvres primées figurent Sagara Sangaram (K. Vishwanath, 1983), Rudra Veena (K. Balachandra, 1988), Kala Pani (Priyadarsahn, 1996), Hey Ram (Kamal Haasan, 2000), Paa (R. Balki, 2009).

Rajesh Roshan (1955-)
Rajesh Roshan, le tonton de Hrithik Roshan, compose toujours pour les films de Rakesh Roshan, son frère, le père de Hrithik.
Ainsi, vous vous souvenez sans doute des musiques de Kaho Naa Pyaar Hai (2000), Koi... Mil Gaya (2003), Krrish (2006) et du tout récent Kites (2010).
Il a aussi une vie en dehors de la famille, et c'est d'ailleur ainsi qu'il a débuté en faisant chanter Mohammed Rafi, Lata et Kishore.
Son premier Filmfare lui arrive avec le film Julie (K.S. Sethumadhavan, 1975), suivi de 3 autres pour les 3 premiers films familiaux cités plus hauts. Et Krrish 2 est en gestation !


Anu Malik (1960-)
Anu Malik qui fait ses débuts en 1984 a déjà participé à quelque 200 films parmi lesquels une dizaine qui lui valent des nominations ou des récompenses.
On note en particulier Baazigar (Abbas-Mastan, 1993), Josh (Mansoor Khan, 2000), LOC Kargil (J.P. Dutta, 2003), Main Hoon Na (Farah Khan) et Muhje Shaadi Karogi en 2004 (David Dhawan). Sa composition pour Refugee lui rapporte un National Award.
Il réussit quelques perçées à l'étranger, puisque sa chansons Chamma Chamma de China Gate a été reprise dans Moulin Rouge., et que Chunari Chunari de Biwi n°1 a été utilisée dans Monsoon Wedding ; engin, il a composé la musique de Bride and Prejudice (Gurinder Chadha, 2004), un film à la distribution internationale.
Malgré les accusations de plagiat portées contre lui, il continue sa carrière en arguant qu'une gamme ne comprend que 7 notes...

Ismail Darbar (1964-)
Né au Gujarat, Ismail Darbar a longtemps été le violoniste attitré de nombreux compositeurs tels que Laxmikant-Pyarelal, Kalyanji-Anandji, Bappi Lahiri, Jatin-Lalit ou A.R. Rahman.
Finalement, sa première occasion se présente avec Hum Dil De Chuke Sanam (Sanjay Leela Bhansali, 1999), suivi de Devdas en 2002 avec le même réalisateur.
Il n'a que 10 années et 12 films derrière lui, ce qui est peu par rapport à ses collègues compositeurs. Il n'a sûrement pas encore écrit sa derrnière note.



A.R. Rahman (1966-)
Allah Rakha Rahman, compositeur maintenant mondialement réputé depuis le succès de Slumdog Millionaire, était connu en Inde bien avant qu'on le découvre en Occident.
Aussi chanteur et producteur de disques, sa récolte de Filmfare est impressionnante (il détient le record) : 14 Filmfare, 4 National Awards et tous les prix reçus à Hollywood et au Royaume-Uni.
En moins de 20 ans, il a été affublé par la presse internationale de nombre de surnoms parmi lesquels je ne garderai que le tamoul, Tempête musicale.



Himesh Reshammiya (1973-)
A ses débuts, vers 1998, Himesh Reshammiya a eu du mal à se faire reconnaître pour ses compositions. Son caractère fanstasque et ses coups de gueule ne sont sans doute pas étrangers à son mauvais départ.
C'est en chantant ses propres chansons qu'il connaît le succès avec une voix très reconnaissable, un peu nasillarde.
Il reçoit donc des récompenses d'une part pour ses qualités de chanteur, d'autre part pour celles de compositeur.
C'est la chanson Aashiq Banaya du film éponyme (Aditya Datt, 2005), qu'il a composée, qui l'a lançé sur la voie du succès.
Il a participé à de nombreuses émissions en tant que membre du jury, et  pour couronner le tout, il a tenté de faire du cinéma en s'appuyant sur ses millions de fans ;  il est cependant moins doué pour être acteur que chanteur, si l'on en croit le box-office.

Pritam Chakraborty (1971-)
Né à Calcutta, Pritam est tout d'abord l'élève de son père qui dirigeait une école de musique. A partir de 1993, il suit les cours du Film and Television Institute de Pune où il s'intéresse à l'enregistrement musical tout en s'ouvrant vers diverses influences étrangères.
Il vient ensuite s'installer à Bombay où il commence par composer des jingles publicitaires tout en rencontrant d'autres artistes dans la même situation. C'est d'ailleur avec Jeet qu'il va d'abord former un duo de compositeurs vers 2000 qui va durer quelques années.
Dès 2000, Pritam se lance seul et enchaîne les succès : Dhoom et Dhoom2, Life in a Metro, Jab We Met et Race font partie de ses compositions les plus connues. D'autres sont déjà en préparation pour 2010 et 2011.

dimanche 11 juillet 2010

Bhuj connection

© Bollymages. Bhuj, octobre 2004.
Bhuj, ville principale du district du Kutch au Gujarat, a subi un terrible tremblement de terre en 2001.
Lors de notre passage en 2004, des monceaux de pierres longent encore les rues, et le réseau électrique n'a pas été vraiment rétabli. Aussi, c'est le système D qui prime, comme le montre cette photo.
C'est ce même système D que l'on remarque un peu partout en Inde.

samedi 10 juillet 2010

Chanson de film : Well Done Abba (2010)

Quand les héros du film parviennent enfin à obtenir le puits qui leur a été promis par l'administration, tout le village en fête se précipite joyeusement avec les calebasses vides en chantant : "Nous avons notre puits !"
Réalisateur : Shyam Benegal
Héroïne : Minnisha Lamba (en jaune)
Héros : Boman Irani (en blanc), Samir Dattani
Compositeur : Moitra Shantanu
Chanteur : Swanand Kirkire, Mohit Chauhan (photo, voix de Boman Irani)

vendredi 9 juillet 2010

La rani de Jhansi

La future rani de Jhansi (Madhya Pradesh) naît en 1835 à Bénarès dans une famille brahmane marathe.
A l'âge de 14 ans, elle épouse le maharaja de Jhansi, auprès duquel son père travaille. Grâce à ce dernier, elle reste indépendante, s'adonne aux sports de combat, à l'équitation et au tir à l'arc, tout en formant une armée de femmes à sa cour.
A la mort du maharaja en 1853, la Compagnie des Indes orientales refuse de laisser son fils adoptif monter sur le trône vacant, met la région de Jhansi sous sa "protection", et demande à la rani de partir, moyennant finances.
Elle refuse de quitter Jhansi et rassemble des volontaires de son royaume pour former une armée.
En même temps a lieu la première révolte contre l'occupant anglais, la révolte des cipayes (les Indiens enrôlés dans l'armée anglaise) en 1857 qui a des répercussions dans plusieurs régions d'Inde du Nord.
Pendant cette période chaotique, où les Anglais sont très sollicités par des révoltes de toutes parts, la rani de Jhansi continue son règne et son entraînement guerrier.
En 1858, quand les Anglais assiègent Jhansi, elle doit rendre les armes, mais s'échappe la nuit avec ses gardes et son fils adoptif. Elle rejoint d'autres armées rebelles au fort de Gwalior déserté par le maharaja.
C'est ici qu'elle meurt, lors d'une offensive des Anglais, en juin 1858.
Grâce à son courage, son sacrifice et ses idées féministes, elle devient une icône du mouvement indépendantiste.
Des statues la représentant sur son cheval se trouvent à Gwalior et à Jhansi.
Zee TV lui consacre actuellement un feuilleton qui fait assez riche pour une émission de télévision, et dont vous pouvez voir un extrait ici.

Pour terminer, la surprise du jour : si vous n'avez pas assisté au spectacle "Bollywood Flash-back" à la Cité de la Musique en juin, vous pouvez retrouver le spectacle entier sur ce site où la vidéo est disponible jusqu'au 25 août.
Spectacle par la troupe de Terence Lewis, chorégraphe indien dont nous vous avions déjà parlé le 16 mars 2009. Une agréable révision en chansons sur un scénario bien connu.

jeudi 8 juillet 2010

La mahurat de Milenge Milenge

Le 10 février 2009 je vous avais parlé de l'importance de l'astrologie pour les cinéastes, avec des illustratrions d'anciens magazines.
Ne croyez pas qu'il s'agisse d'un temps révolu. La preuve ? Je vous ai dégoté la vidéo d'une récente mahurat qui prouve que rien n'a changé depuis 50 ans.
L'astrologue définit le meilleur moment pour le premier tour de manivelle d'un film ; toute l'équipe du film y assiste, on casse une noix de coco (si possible du premier coup !) et le film va marcher, du moins on aura tout fait pour.

Ici, il s'agit du film Milenge Milenge de l'acteur-réalisateur Satish Kaushik (l'homme à la casquette) avec Kareena Kapoor et Shahid Kapur qui sont évidemment ici. On remarque le producteur Boney Kapoor et sa femme, Sridevi qu'on aperçoit à la fin, ainsi qu' Anil Kapoor, son frère (celui qui a joué le présentateur dans Slumdog Millionaire).
Le film sort demain, le 9 juillet en Inde. Ce sont les retrouvailles à l'écran de Kareena Kapoor et de son ex-petit ami, Shahid Kapur (et qui étaient peut-être encore amis lors de la mahurat, qui peut remonter à bien plus d'un an).

mercredi 7 juillet 2010

Chanson tamoule : Poo (2008)

Une jolie chanson bien fraîche, Choo Choo Maari,  où la petite Maari se fait embêter par ses amis quand elle est avec son amoureux.
Réalisateur : Sasi
Héroïne : Parvathi
Compositeur : S.S. Kumaran
Chanteurs : Mridula, Srimathi, Parthasarathy

mardi 6 juillet 2010

Ciné-club : Shyam Benegal

Shyam Benegal naît en 1934 en Andhra Pradesh. Dès l'âge de 12 ans, il réalise son premier film amateur avec une caméra offerte par son père. 
Malgré cette passion précoce, sa carrière professionnelle débute en 1959 dans une agence de publicité dont il devient le directeur de la création. Simultanément il réalise son premier documentaire, mais une décennie va s'écouler avant ses premiers longs métrages qui vont marquer le début du cinéma parallèle dans les années 1970 en Inde.
Ankur, Nishant et Bhumika, dont les femmes sont des caracères forts, sont représentatifs de ces années où Shabana Azmi, Naseeruddin Shah et Smita Patil, issus du Film and Television Institute of India, où il donne des cours, vont connaître leur heure de gloire.
Les années 1980, marquées par le déclin du cinéma parallèle, le voient travailler pour la télévision et réaliser Mandi, un film satirique sur la politique et la prostitution.
Les années 1990 continuent l'étude de personnages féminins, avec Mammo, Sardari Begum puis Zubeidaa, l'histoire d'une star du muet.
Dans les années 2000, il trouve une nouvelle voie et effectue une incursion dans la comédie sociale avec 2 films qui se déroulent dans le milieu rural : Welcome to Sajjanpur, et le charmant Well Done Abba. Les nouveaux projets ne manquent pas à ce réalisateur marquant qui aime toujours se remettre en question.

Ankur (Le Semis, 1974). Chronique sociale.
Dans un village, une jeune femme vit avec son mari, un potier sourd-muet et alcoolique.
Quand le fils du seigneur du village revient après avoir terminé ses études, il s'installe dans une vieille bâtisse où la jeune femme et son mari doivent le servir.
Attiré par la jeune femme, l'héritier du village est source de rumeurs dans le village qui guette les absences du sourd-muet pour espionner sa femme. Un jour, elle a des nausées...
Une chronique dans un cadre rural et quasi moyenâgeux où les traditions passent avant tout. Ce film a reçu une pluie de récompenses en Inde (où il ne touche que peu de spectateurs, cependant), mais aussi dans plusieurs festivals étrangers.
Réalisateur : Shyam Benegal
Héroïne : Shabana Azmi
Héros : Anant Nag
Compositeur : Vanraj Bhatia
Notre avis : 3,5/5

Junoon (Obsession, 1978). Historique.
En 1857, après la révolte des cipayes (Indiens engagés dans l'armée britannique), quelques propriétaires terriens se rebellent aussi contre l'occupant, forçant certaines familles britannique à s'enfuir.
Trois Anglaises d'une même famille (grand-mère, mère et fille) cherchent un refuge qu'elles trouvent chez un riche musulman marié. Il tombe amoureux de la jeune fille anglaise et n'a plus qu'une idée en tête : en faire sa seconde épouse.
Un film au rythme un peu lent où la violence des personnages masculins est compensée par la douceur des personnages féminins. Reconstitution historique soignée qui reçoit une dizaine de prix.
Réalisateur : Shyam Benegal
Héros : Shashi Kapoor, Naseeruddin Shah
Héroïnes : Nafisa Ali, Shabana AzmiJennifer Kendal (épouse anglaise de Shashi Kapoor)
Compositeur : Vanraj Bhatia
Notre avis : 2,5/5

Sardari Begum (1996). Enquête sociale.
Pendant des émeutes inter-communautaires, une femme est tuée par un jet de pierre dans sa direction. C'était une chanteuse classique connue.
Une journaliste qui fait un reportage sur son enterrement, remarque son père dans l'assistance. Etonnée, elle décide de faire une enquête sur la véritable personnalité de la défunte en interrogeant famille, amis et voisins.
Ce film au sujet social, extrêmement bien monté, tient le spectateur en haleine au fur et à mesure que l'enquête avance. Un prix d'interprétation fort mérité pour Kiron Kher (photo).
Réalisateur : Shyam Benegal
Héroïnes : Kiron Kher
Héros : Amrish Puri
Compositeur : Vanraj Bhatia
Notre avis : 3/5

Well Done Abba (Bien joué papa*, 2010). Comédie satirique.
Un chauffeur de maître retourne dans son village pour trouver un mari à sa fille.
En guise de dot, il veut lui offrir un puits, auquel il a droit s'il vit sous le seuil de pauvreté. Mais les fonctionnaires ne sont pas faciles à faire bouger ; dans la règle du jeu, les dessous-de-table sont des pions importants, il l'apprend vite !
Grâce à sa fille et à son amoureux, il fait une découverte qui va l'aider à remettre publiquement en question la probité des fonctionnaires locaux.
Dans ce film qui dénonce avec bonne humeur les démêlés avec l'administration et les probèmes de pots-de-vin, de nombreuses scènes se révèlent savoureuses et pleines d'humour.
Réalisateur : Shyam Benegal
Héroïne : Minnisha Lamba (photo)
Héros : Boman Irani (photo), Sammir Dattani
Compositeur : Chantanu Moitra
Chanteurs : Ila Arun, Shreya Ghoshal, Mohit Chauhan
Notre avis : 3/5

* Le titre cache un jeu de mots anglais : le mot anglais "well" signifie "bien", adv. et "puits". Le titre peut donc être traduit de 2 façons : Bien joué, papa, ou Le puits est fait, papa.

Et aussi : Nishaant (Social, 1975), Bhumika: The Role (Social, 1977), Mammo (Amour maternel, 1994), Hari Bari (Le destin de 3 femmes, 2000), Zubeidaa (Biographie, 2004), Bose:The Forgotten Hero (Biographie historique, 2005) 

lundi 5 juillet 2010

Chansons sous la pluie : Guru (2007)

Cette chanson de Guru de Mani Ratnam, située au début du film, présente l'héroïne en symbiose avec la nature, et plus particulièrement avec l'eau. Ce qui me rappelle la présentation de Roja dans le film Roja, du même Mani Ratnam, sur une musique de A.R. Rahman.
Quoi qu'il en soit, la chanson Barso Re de Guru est remarquablement bien filmée sur la gracieuse Aishawarya Rai (peut-être pas encore mariée à Abhishek), entre autres devant les cascades d'Athirappally au Kerala.
A la fin de la chanson, elle laisse une lettre et s'enfuit la nuit vers
son...
Réalisateur : Mani Ratnam
Héroïne : Aishawarya Rai
Héros : Abhishek Bachchan
Compositeur : A.R. Rahman, fidèle à Mani Ratnam
Chanteuse de la chanson : Shreya Ghoshal

dimanche 4 juillet 2010

Maheshwar

© Bollymages. Maheshwar, décembre 2007.
A Maheshwar, lieu de pèlerinage shivaïte du Madhya Pradesh, le fort construit au XVIe siècle par Akbar domine la Narmada.
Géographiquement, c'est ce fleuve qui forme la frontière entre le nord et le sud de l'Inde.

samedi 3 juillet 2010

Chanson de film : Amar Prem (1971)

Excusez-moi, c'est encore une histoire d'amour impossible ; voyez plutôt. Un homme riche mais malheureux dans son mariage recherhe l'amour en la personne d'une prostituée. Oh, que c'est vilain !
Ça donne un beau mélo, et avec les grandes vedettes de l'époque. A ne pas négliger, donc.
Réalisateur : Shakti Samanta
Héroïne : Sharmila Tagore
Héros : Rajesh Khanna (mais où était son maquilleur ?)
Compositeur : R.D. Burman
Chanteur de la chanson : Kishore


vendredi 2 juillet 2010

Quelques Pakistanais du cinéma indien

La frontière entre l'Inde et le Pakistan est encore peu perméable depuis l'indépendance, en 1947. Cependant, j'ai repéré quelques artistes pakistanais, dont l'Inde peut se réjouir de la présence.
Si on en revient au cinéma actuel, il semble que ce sont les chanteurs qui réussissent le mieux à passer la barrière des frères ennemis.

Rahat Nusrat Fateh Ali Khan (1974-)
Né à Faisalabad (Penjab pakistanais) dans une famille de célèbres musiciens, Rahat Nusrat Fateh Ali Khan a été chanteur de qawwali (chant mystique soufi) comme son oncle Nusrat Fateh Ali Khan.
D'abord connu au Royaume-Uni pour son répertoire classique, il perce en 2004 en Inde par le biais de la musique de film.
Il a enregistré de nombreux disques au Pakistan et a participé à une vingtaine de films indiens parmi lesquels Omkara, Singh Is Kinng, Om Shanti Om, Namastey London, Ishqiya, Badmaash Company...



Atif Aslam (1983-)
Atif Aslam  est un chanteur pop né à Wazirabad.
Grand amateur de cricket, qu'il pratique dans ses diverses écoles, il participe aussi à de nombreux concours de chant dès 1998.
Après avoir formé le groupe Jal avec un ami guitariste, il organise des miniconcerts pour ses amis ou dans leur collège, puis enregistre un disque dont une chanson, Aadat, connaît un grand succès au Pakistan.
En 2004, il enregistre un album en solo qui passe la frontière et le fait connaître en Inde.
Son premier concert au Royaume-Uni en 2007 fait de lui une vedette internationale (beaucoup de Pakistanais ont émigré au Royaume-Uni).
Dès lors, il participe à plusieurs films de Bombay, par exemple Race, Kismat Connection, Ajab Prem Ki Ghazab Kahani, Prince.


Shafqat Amanat Ali
Né à Lahore, Shafqat Amanat Ali  est un chanteur classique pakistanais de la gharana (école) de Patiala ; il a de qui tenir puisqu'il représente la 7e génération de chanteurs de sa famille.
Il ne se cantonne pas au chant classique : en effet, il a aussi été le chanteur solo du groupe pop pakistanais, Fuzon.
On retrouve sa voix dans Kabhi Alvida Naa Kehna (KANK), Dor, Tum Mile, My Name Is Khan, I Hate Luv Stories.


Côté acteurs, je n'ai pas grand-chose dans ma musette. Voici ce que j'ai trouvé.

Salma Agha (1962-)
Issue d'une famille de musiciens et d'acteurs, elle est la petite-fille du beau-frère de Prithviraj Kapoor (lisez 2 fois et vous comprendrez !).
C'est au mariage de Rishi Kapoor (fils de Raj Kapoor) et de Neetu Singh, à Londres, que le réalisateur B.R. Chopra, qui recherchait une actrice pakistanaise pour l'un de ses films, apprit l'existence de Salma Agha par l'intémédiaire de Raj Kapoor.
C'est ainsi qu'elle tourne son premier film en Inde, Nikaah, qui devient un classique. Elle chante également les chansons qui lui rapportent un Filmfare. Elle tourne ensuite Kasam Paida Karne Wale Ki, autre succès au box-office.
En rendant visite à sa sœur à Karachi, la gloire qu'elle a connue en Inde a fait des émules au Pakistan où les offres pleuvent. Elle reste dans son pays où elle se marie avec son partenaire de film, Javed Sheikh (voir ci-dessous).
La photo en noir et blanc ne rend pas hommage à sa beauté, ni à ses magnifiques yeux bleu clair.

Javed Sheikh (1954-)
Né à Rawalpindi, il débute au Pakistan en 1974 et tourne une centaine de films jusqu'au début des années 2000.
C'est en 2005 qu'il s'installe à Bombay dans le but de démarrer une nouvelle carrière.
Il apparaît dans quelques films, tels que Shikhar, Jaan-e-Mann, Namastey London et Om Shanti Om (le papa de la réincarnation de Om-SRK), Jannat.

jeudi 1 juillet 2010

Les Grands Moghols : Jehangir (4/6)

En 1605, Salim, troisième fils d'Akbar (les précédents étant morts dans leur enfance) succède à son père sous le nom de Jehangir (Conquérant du monde). Il régnera jusqu'à sa mort en 1627.
Dès le début de son règne il doit se battre contre Khusrau, son propre frère, qu'il fait emprisonner après l'avoir défait. Son enième épouse, Nur Jehan (Lumière du monde), la veuve d'un noble afghan devient toute-puissante à la cour, pendant que Jehangir sombre dans l'alcool et l'opium.
Néanmoins, comme son père, Jehangir va agrandir son empire en écrasant les rébellions. Il s'intéresse particulièrement aux territoires, dirigés par des rajas, qui longent l'Himalaya, et aux villes commerçantes de Kaboul (actuel Afghanistan), Peshawar et Kandahar (actuel Pakistan).
C'est d'ailleurs lui qui établit les premiers liens avec la British East India Company qui fait seulement du commerce à cette époque.
A l'instar de son père Akbar, Jehangir, né d'une mère hindoue,  reste très ouvert à ses opposants (tout est relatif, cependant), et applique les lois musulmanes aux musulmans, hindoues aux hindous. Le Code pénal est, quant à lui, le même, quelle que soit la religion.
Son règne connaît une renaissance des arts grâce à la présence à la cour d'artistes persans, miniaturistes en particulier, qui donnent tout son éclat à la culture indienne musulmane du XIIe siècle.

Malade de ses addictions, Jehangir meurt en revenant du Cachemire où il était allé se reposer.
Il est enterré près de Lahore (actuel Pakistan). Ci-joint, la photo de la tombe située dans son mausolée.

Un film de 1967 de M. Sadiq, Noorjehan, avec Meena Kumari et Pradeep Kumar raconte son histoire d'amour avec son épouse, femme de tête qui lui fit oublier les affaires d'Etat.

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